Interventions au Conseil Municipal

INTERVENTION AU CONSEIL MUNICIPAL DU 25/10/2010

 

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

Vous le savez, durant deux semaines, les lycéens ont tenu à manifester en opposition au projet de loi lié aux retraites. Si Deuil la Barre a eu son lot de manifestants, notre commune peut se vanter d’avoir été épargnée par les graves violences urbaines que l’on a pu voir sur d’autres communes du Val d’Oise.

Pourquoi évoquer cela ?

Si chacun peut avoir sa libre opinion sur les retraites et apprécier de la nécessité ou non de manifester, je trouve qu’il est anormal de dispenser des contre-vérités, y compris pour des raisons politique. C’est pourtant ce que l’on peut découvrir sur l’un des blogs de l’opposition : Bouge la ville.

Comme je ne voudrais pas que l’on m’accuse d’inventer quoi que ce soit, j’ai le document sous les yeux (Lecture du document).

- Il est évoqué dans l’article à la fois la présence du conseiller municipal en charge de la sécurité et son engagement dans une famille politique. Pourquoi cette double information, n’y a-t-il pas là un mélange de genre, un message détourné, voir insidieux ? Où sont l’intérêt et le rapport ?

 

- On peut lire que la police « filtre » l’entrée du lycée. Je n’aime pas ce mot et je le trouve extrêmement déplacé. Il y a une connotation qui rappelle des évènements historiques malheureux. La police n’a jamais filtrée l’entrée du lycée.

   

- Non, la police n’a pas n’a pas empêché les lycéens de sortir de leur établissement. Les heures de sorties sont dans le règlement intérieur de l’établissement et la police n’a pas le pouvoir de le modifier.

   

- Je suis scandalisé par l’image que l’on donne dans ce document des fonctionnaires. Soit disant « ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient là ». C’est tellement facile et je peux vous assurer qu’ils ont apprécié la formulation !!

 

- Si ceux qui ont écrit ce texte avaient été présents, comme moi je l’ai été tous les jours, pendant dix jours aux côtés des forces de l’ordre, ils auraient vu, c’est vrai avec un minimum d’honnêteté intellectuelle, que la situation était apaisée, autant que faire se peut dans un tel contexte, et cela grâce au professionnalisme de la police nationale et de la police municipale.

Le lycée était accessible tous les jours durant les manifestations, à l’exception du vendredi 22 octobre, date à laquelle il a été fermé la matinée par décision du proviseur.

   

- Enfin, et comme c’est souvent le cas, le meilleur est pour la fin.

L’exagération n’a pas de limites. Je le dis haut et fort, non les lycéens n’ont pas été matraqués par la police municipale et j’espère que cela ne vous déçoit pas !! Ce n’était pas « mai 68 ».

Je suis là encore, scandalisé par de tels écrits qui sont, à mon sens, diffamatoires à l’encontre des agents.

Je parlais à l’instant de professionnalisme. Les forces de l’ordre détachées sur place, après avoir été pendant dix jours victimes d’invectives plus ou moins gracieuses, reçues des objets divers et variés, ils ont évité les débordements et les accidents grave. Oui, quand il y des jets de bouteille d’acide par des inconscients, il y a un risque d’accidents graves !

 

Alors c’est vrai, même si malgré tout je ne devrais pas être surpris, je suis encore une fois déçue.

Je trouve que non, ce n’est pas correct, ce n’est pas bien d’entretenir des contre-vérités et de faire du catastrophisme à but politique. Je crois que les personnes qui ont écrit sur ce blog auraient dû vérifier leurs informations. La qualité du renseignement est importante, elle est la base de la vérité. Croyez-moi.

 

Pour ma part, je dis que la police nationale et la police municipale dont les moyens ont été mutualisés par la CAVAM à cette occasion ont fait parfaitement leur travail et je leur dis merci.

 

Jean BEVALET

Conseiller municipal délégué à la sécurité

Et aux questions de défense.

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INTERVENTION AU CONSEIL MUNICIPAL DU 15/12/2008

 

Monsieur le maire,

Je souhaiterai si vous le permettez apporter un très rapidement un complément d’informations sur le point soulevé par monsieur PESCHOT. Cela me paraît important parce qu’il faut être vigilant au sens que l’on donne aux mots, et il être regrettable de faire de cette date du 19/3 un combat politique. Il est je crois opportun dans une assemblée d’élus comme celle-ci de rétablir quelques vérités :

-       1er point :

o   Le 19 mars ne représente en rien une date de « Cessez le feu », les combats ayant  perduré bien au-delà de cette date entrainant :

§  152 militaires tués,

§  422 blessés,

§  162 disparus,

§  Entre 100 et 150.000 harkis massacrés par le FLN (Chiffres officiels !), ces mêmes harkis pour lesquels l’opposition était absente à la dernière commémoration (J’espère très franchement que ce n’était pas là un acte politique certainement mal compris de la population….).

-       2ème point :

o   La médaille commémorative avec agrafe « Algérie » est attribuée aux personnel présents jusqu’au 1er /7/64 et le cartes de cbt et TRN jusqu’au 2/7/62.

o   La FNACA, que vous savez assez engagée politiquement et plutôt proche des idées de l’opposition et qui je le rappelle ne représente que 19.35% des combattants d’AFN, demande à prolonger jusqu’au 1/7/64 les cartes de cbt, il y a donc une certaine contradiction de date entre 12/3/62 et 1/7/64

-       3ème point :

o   La notion des 76% évoqué précédemment qui réclamerait cette datte est une manipulation politique. En effet, les membres de la commission des Anciens d’Algérie voulu par un gouvernement précédent a voté à 11 voix pour et une contre celle de la FNACA pour la date du 5/12. Et c’est sans parler des associations de soutiens aux harkis, associations de soutiens aux pieds noirs, d’associations patriotiques, d’associations d’anciens cbts qui refusent cette date et notamment de l’UNC, ce sera mon dernier point

-       4ème point :

o   L’UNC dont je pense dont on ne peut rejeter la légitimité s’exprime en ces termes : « Les victimes ont été plus nombreuses entre mars et juillet 62 qu’en 7 ans de guerre » et rappelle que l’état de guerre a été reconnu jusqu’au 2 juillet 62 par le parlement français  par la loi du 9/12/74.

En conclusion, je ne peux m’empêcher de citer une phrase de F. Mitterrand, comme quoi tout est possible, dans son discours du 22/9/81 : « S’il s’agit de décider qu’une date doit être officialisée pour célébrer la fin de la guerre d’Algérie cela ne peut en aucun cas être le 19 mars parce qu’il y aura confusion dans la mémoire du peuple. » Fin de citation.

Jean BEVALET

Conseiller municipal délégué à la sécurité

Et aux questions de défense.

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INTERVENTION AU CONSEIL MUNICIPAL DU 22/09/2008

Monsieur le Maire,

  Avant le vote d’approbation, je souhaiterai vous faire part d’une réflexion toute personnelle consécutive à la lecture du procès verbal du 30 juin dernier. Mais il est vrai que pour cette réflexion, j’ai eu l’occasion de la partager avec plusieurs de mes collègues, et m’apercevant que leurs remarques allaient dans le même sens j’ai souhaité l’aborder ici.

  En effet, dans ce P.V. à la lecture des points 14 et 15, relatant des comptes administratifs sur l’exercice 2007 et les comptes de gestion du même exercice, je regrette vivement, sincèrement, que l’ensemble du conseil municipal n’est pas voulu participer au vote du point 14 ou se soit en partie abstenu pour le point 15.

  Pour être clair, il ne s’agit pas de relancer un précédent débat mais simplement dire que je ne comprends pas cette forme d’illogisme de position suivi d’incohérence :

-         Illogisme de position à ne pas vouloir participer à la reconnaissance d’un travail fait par un service. En quoi ne pas vouloir voter un compte administratif donne t-il du poids à un groupe politique, on peut se le demander. Les gens qui ont participé à ce travail ont du « apprécier » amèrement !

-         Incohérence lors du point suivant, le 15, à prendre part au vote du compte de gestion sachant que le risque pris s’arrête là, puisqu’il y a eu abstention.  

J’ai donc relu les P.V. des conseils municipaux précédents et fort est de constater que l’on trouve une forme de systématisme pour le groupe de l’opposition à voter contre ou s’abstenir, c’est dommage. Dommage pour la qualité des débats, dommage pour la construction de l’avenir. Ne sommes nous pas en quelque sorte les architectes de notre avenir? Dommage pour des habitants qui, réellement, croyez moi, ne comprennent pas que faute d’union sacrée, il y ait au moins une volonté à travailler ensemble au-delà de toute action politicienne . Je dirai qu’il pourrait y avoir une forme de noblesse à se retrouver autour d’un même projet.

 

Voilà ce que je souhaitais dire, Il n’y a absolument rien de moralisateur dans ces paroles, alors pour sourire, j’ai envi de terminer en citant l’écrivain Robert SABATIER : « S'opposer n'est autre que proposer. Une opposition sans proposition n'est qu'un mouvement d'humeur   

Jean BEVALET

Conseiller municipal délégué à la sécurité

Et aux questions de défense.

 
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