Réforme du lycée
La réforme de la classe de seconde annoncée par X. Darcos pour la rentrée 2009 est reportée à la rentrée 2010 suite aux mouvements des lycéens.
Mais qui manipulent ces lycéens? Les syndicats bien sûr, qui à grand renfort de désinformations voire de contre-vérités, se servent de cette réforme de la classe de seconde qu'ils connaissent bien eux, pour manifester leur désaccord vis à vis des suppressions de postes annoncées, des 2 heures de soutien hebdomadaire aux élèves du primaire en difficulté, de la réorganisation nécessaire des réseaux d'aide (RASED).
Ainsi, quel est le meilleur moyen pour empêcher le gouvernement de mettre en application cette réforme? D'envoyer les lycéens dans la rue bien sûr.
Exemple de contre-vérités:
- X. Darcos voudrait mettre l'économie au rang de simple option. Ceci est faux, l'économie n'a jamais été obligatoire en seconde et rentrerait dans les 21 heures d'enseignements fondamentaux obligatoires.
- X. Darcos voudrait diminuer le soutien aux élèves en difficulté. Ceci est faux, tous les professeurs devraient consacrer 2 à 3 heures de soutien par semaine (plus s'ils sont volontaires) à tous les élèves, soutien différencié selon les besoins de chacun.
- X. Darcos voudrait diminuer le nombre d'heures de cours en seconde. Ceci est faux, le nombre d'heures de cours serait équivalent.
En fait, le temps scolaire de cette classe de seconde qui devrait devenir plus généraliste serait réparti comme suit:
- 21 heures d'enseignements fondamentaux obligatoires (maths, français, histoire, géographie, éducation civique, langues vivantes 1 et 2, EPS, sciences économiques)
- 4 modules d'approfondissement de 6 heures par semestre:
1- humanités (littérature, latin grec, langue vivante)
2 - sciences (maths, physique-chimie, SVT)
3 - sciences de la société (histoire, géographie, gestion)
4 - technologies
Pourquoi est-il nécessaire de réformer le lycée?
Voici 2 chiffres: chaque année 160000 élèves sortent du système scolaire sans qualification ni diplômé. 1/3 des étudiants ne franchissent pas la barre du 1er cycle universitaire.
En conclusion, la réforme doit se faire. Elle a été repoussée d'un an pour laisser le temps à la concertation.
Arrêtons de dire que l'Education Nationale manque de moyens, ceci est faux, l'Education Nationzale a moins besoin de moyens supplémentaires que de changements de méthodes et de mentalité.
Catherine MORIAU
Maire Adjoint