Pour l'unité

Publié le par ump-deuillabarre.over-blog.fr

AJMême dans sa base, un mouvement politique ne doit pas seulement être uni aux heures heureuses de ses succès. Il doit le rester, et serrer les rangs, lors des difficultés. Surtout s’il croit à son message, à son rôle pour le pays et pour nos concitoyens.

 

Qu’en est-il aujourd’hui ? Notre pays est confronté à une des pires crises économiques de son histoire. Il n’en est pas responsable, car il subit les effets de la mondialisation qui sont parfois inéluctables et en grande partie bienfaisants. Nicolas SARKOZY et son gouvernement ont remarquablement dirigé notre pays dans ce contexte, alors même que le projet présidentiel avait été construit pour accélérer notre croissance, non pour enrayer une récession tournant en dépression. Evidemment, cela demande de la sueur et parfois des sacrifices, pour tous .Il n’est pas étonnant qu’une telle politique ne soit pas populaire. Et donc que nous soyons déstabilisés.

 

Faut-il alors quitter le navire, comme le fait aujourd’hui un ancien premier ministre qui a toujours été un brillant second, mais dont le parcours est loin d’avoir exploré toute l’ampleur du champ politique ? Faut-il, en le suivant, se diviser pour se réfugier dans des chapelles a priori plus accueillantes, plus intimes, où on sera entre soi.

 

L’UMP a été créé il y a huit ans pour rassembler des sensibilités diverses, pour s’ouvrir à la différence : gaullistes, libéraux, démocrates-chrétiens, radicaux, traditionnalistes et modernistes, tous ont leur place ; tous peuvent dire leur mot , à l’intérieur du mouvement .

 

La diversité des opinions ou  des expressions , gage de démocratie , n’est pourtant pas exempte du  respect  de l’unité du groupe , et de  choix de la discipline face aux choix opérés par ceux qui sont nos responsables, que nous avons  démocratiquement désignés , et qui n’ont pas la partie facile . Ayons l’humilité de penser que nous n’avons pas toujours, à notre niveau, tous les éléments d’information et d’appréciation qui pourraient justifier telle ou telle opinion particulière.  Les « faut qu’on «  ou les « n’y a qu’à » peuvent nous soulager, rarement nous grandir.

 

Même s’il nous en coûte, serrons donc les rangs. Y compris, et notamment, dans notre canton, dans nos collectivités que nous gérons au mieux, en nous y consacrant sans parti pris, mais avec tout le sens que nous donne notre appartenance à un mouvement comme l’UMP.

 

Alain JOUBERT

1er maire adjoint

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