L'UMP de Deuil la Barre accepte le débat sur la vidéo protection

Publié le par ump-deuillabarre.over-blog.fr

Photo JB NB3 V2Débat public voulu par les partis de gauche sur le thème de la vidéosurveillance, l'UMP de Deuil la Barre a accepté de venir débattre le 5 juin dernier.

 

Force est de constater que, face à un public totalement acquis aux organisateurs du débat avant même que celui-ci est lieu, l'objectif n'était pas de convaincre mais de démontrer que les contrevérités assénées avec force et véhémence n'apportaient pas en fait de réelles solutions dans ce débat si sensible.

En effet, comment peut-on aujourd’hui considérer la vidéosurveillance comme liberticide ? Comment peut-on aujourd’hui dire publiquement que la vidéosurveillance n’est qu’un gadget supplémentaire d’une politique « Bling-bling » !? Comment peut-on soutenir que la vidéosurveillance est de la poudre aux yeux ne réglant absolument rien ! Les victimes apprécieront !

Plutôt que de partir sur de fausses pistes sémantiques visant à scléroser le débat quant à savoir s’il faut parler de vidéosurveillance ou de vidéo protection, nous préférons répondre en disant que la vidéo protection répond à une demande, une attente de la population. Celle-ci considérant, à juste titre et cela dans sa très grande majorité, qu’elle n’a rien à se reprocher. Elle ne voit pas pourquoi elle devrait se priver de caméras qui sont en réalité un outil complémentaire mis à la disposition des forces de l’ordre.

Quand la police arrête un chauffard assassin d’enfant, qu’elle met sous les verrous l’agresseur d’une caissière de magasin, ou qu’elle intervient lors d’un vol avec violence dans la rue sur des personnes agées, cela mérite de reconnaître que la vidéo protection est utile et nécessaire à la tranquillité de toutes et de tous.

Le débat du 5 juin dernier, aussi courtois fut-il dans ses échanges entre les intervenants de tous bords, tenait plus d’un « procès à charge » que d’un véritable échange. Hors mis l’honnêteté intellectuelle du bâtonnier des Hauts de Seine présent ce jour là et qui a reconnu que des maires de droite et de gauche étaient favorables à l’installation d’un tel système, tout comme des maires de droite et de gauche s’interrogeaient sur sa réelle efficacité,  certains ont cherché à rentrer dans un débat uniquement idéologique à la limite de la caricature. Il a été évoqué la notion « d’Etat policier », de la démultiplication des fichiers de police, d’une situation incontrôlable pouvant amener à une situation identique à celle ayant entraîné le génocide de la deuxième guerre mondiale. Arguments honteux et fallacieux, quand la seule vraie question est de savoir ce que l’on peut faire pour enrayer la délinquance et améliorer la capacité réactive des forces de police. L’animateur du débat dans sa grande clairvoyance du à plusieurs reprises reprendre les intervenants pour les inciter à se recentrer sur le thème principal du débat. N’ayant pas de réels arguments pour s’opposer à un tel système, il fallait bien occuper le temps de parole et faire resurgir les peurs ancestrales, fussent – elles sans fondements. Les élus de l’UMP présents ont du se battre pieds à pieds pour répondre aux arguments détournés quant étaient évoqués pêle-mêle Guantanamo, le nombre de garde à vue, la nécessité du menottage des prévenus, la guerre du Vietnam, la Grande Bretagne (G.B. qui a pu arrêter des terroristes et plusieurs assassins grace à la vidéo protection), l'E.T.A., la couleur de peau de nos concitoyens, bref le méchant état policier de droite contre le bon peuple exploité de gauche. Plus sérieusement, un pareil sujet mérite que l’on se concentre sur les fondamentaux non pas idéologiques mais exclusivement sociologiques en mettant de coté tous ressentiments partisans.

OUI, nous pensons que la vidéo protection est une bonne chose pour les habitants de la CAVAM, OUI, nous pensons que la vidéo protection est une bonne chose pour aider nos policiers municipaux et nationaux dans leur noble et difficile travail (N'oublions pas que c'est la vidéo protection qui a permis d'arrêter un des membres du gang reponsable du meurtre de la policière municipale, jeune maman  de 27 ans, à Villiers sur Marne), OUI nous pensons que si les caméras dérangent les délinquants, c’est que leurs installations apportent déjà un début de réponse.

Le sujet mérite d’être bien maîtrisé avant de traiter et de lancer, à la figure des femmes et des hommes qui essayent de trouver et de mettre en place des solutions, des arguments trompeurs. Il faut savoir ce que filment en réalité les caméras, il faut découvrir les modes d’utilisations des images, il faut connaître les conditions de réquisitions par la justice pour l’exploitation de ces images par la police. C’est une réflexion qui mérite de la profondeur d’analyse et du recul avant de se faire une opinion bien tranchée. Faute de quoi, il est fort à parier que l’on risque de rentrer dans une controverse excessive...

Durant ce débat, certains ont dit qu’ils en faisaient une question de principe ! Dangereuse est la formule, car elle aussi, la question de principe, peut aboutir à des extrémités de jugements. Mais, si toute fois il faut s’arquebouter sur une question de principe, et bien, faisons dans la confiance que nous avons dans la police, confiance que nous avons dans la justice et dans ses magistrats une question de principe.

Jean BEVALET

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